Le pauvre est en liberté surveillée

 

En 1976, le père Joseph Wresinski,  répondait, le 9 juin 1976, dans l’émission « Parti pris »,  aux questions du journaliste Jacques Paugam. Il explique qu’autrefois la pauvreté, souvent mise sur le compte de la malchance, provoquait une sympathie envers les plus pauvres. Mais il constate que cette sympathie disparaît pour être remplacée par une forme d’agressivité envers la catégorie qui regroupe les sous-prolétaires : « Ils l’ont bien voulu, ils ne font rien pour s’en sortir », entend-on d’après le prêtre qui dénonce la surveillance exercée sur les plus pauvres par l’intermédiaire des aides sociales. Pour lui, le pauvre est en liberté surveillée, en permanence jugé.

Réécouter l’émission en cliquant  ici.

 

 

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