En ces, temps difficiles, n’avons-nous pas tendance à ne rappeler que nos difficultés, à ne chiffrer que le nombre de personnes qui viennent au bureau d’aide sociale ou qui frappent aux organisations d’entraide ?
Ainsi nous oublions de rappeler surtout le courage de ces familles pour vivre décemment, leur ingéniosité pour faire face aux difficultés nouvelles, le mal que les hommes et les femmes se donnent pour faire quelques travaux de-ci de-là, travaux mal payés, pénibles et dangereux, parfois non déclarés.
Écoutons les leçons de courage, d’endurance et de dignité que les familles les plus pauvres nous donnent.
Sans cela, nous y perdrions beaucoup. Ces temps difficiles ne nous apprendraient rien.

Un grand merci pour ces extraits, trop brefs je trouve…
« Courage », « ingéniosité », « endurance », « dignité »…
J’y entends une forme de spirale, engageant la mémoire, et provoquant à l’attention fidèle.
Sans consentir à « entrer dans le contenu » du désespoir et du courage des personnes (cf. Ecrits et paroles, I, p. 46), nous manquerons la « leçon » venue du plus faible de l’humanité : il est le miroir de ce qu’il y a de plus haut dans nos imaginaires et de plus fort dans nos volontés.
Jean-Claude Caillaux
Merci, Jean-Claude, de ce commentaire. Oui, cet extrait -et le précédent- était très court, trop peut-être. C’était un choix, cette fois, parce que nous avions pris beaucoup de retard dans la publication des derniers textes, et que nous ne voulions pas saturer les traductrices et traducteurs. Mais nous avons déjà publié des textes plus longs et nous le ferons encore. Merci de l’intérêt que tu portes à notre site et pour tes commentaires toujours stimulants.